Vendredi 13, ce genre de jour

  J E   D I S   C A  ∗  J E   D I S   R I E N   

Vendredi, 13 juin 2014




Je hais les gens qui se plaignent. Je me hais quand je me plains. Et je me hais aussi de me plaindre des gens qui se plaignent. On est pas en droit de se plaindre tant qu'on a un toit sur la tête, de quoi se sustenter et s'hydrater... (Ah oui et un wifi qui fonctionne , du caprice des Dieux dans le frigo et du beurre de cacahuète dans les placards). 

Mais aujourd'hui, je me réserve le droit de balancer toutes mes jérémiades, aujourd'hui est un jour de Merde. Oui. Avec un grand M majuscule, gros comme le doigt d'honneur bien tendu que j'adresse mentalement à la providence, responsable de du déroulement merdique de cette journée. Ah vendredi 13, vous avez dit ?

C'est le genre de jour qui commence aux aurores et termine à l'aube du jour suivant - sans passer par la case Night Club, on s'entend bien - c'est le genre de jour où vous êtes assis devant votre ordinateur à 2:38 du matin à terminer un Power Point et une Analyse de Site Web parce que vos partenaires ont su faire preuve d'une incompétence particulière tout au long de la semaine (et que finalement vous n'étiez pas plus compétente) le genre de jour où votre perfectionnisme a attendu l'ultime moment pour reprendre l'ascendance sur la paresse, vous garantissant une nuit pauvre en sommeil. Amen.

C'est le genre de jour où enfin libérée de votre corvée, vous pensez sombrer fissa dans les bras de Morphée mais la encore le destin - ou votre horloge biologique, allez savoir - en a decidé autrement. #Bitchplease. Oh insomnie, quand tu nous tiens... Une douche, une snack attack (vous comprenez le caprice des Dieux et le PB désormais), un épisode de PLL (Ezra non !), deux chapitres de David Foenkinos, trois playlistes, 215 actualisations d'IG plus tard, vous fixez votre plafond en réalisant que vous n'avez plus que deux heures de sommeil et que vous devez présenter un projet. Mais yes.

C'est le genre de jour où, entre deux visites sur Twitter, vous ouvrez votre boîte mail et un adorable courriel de Telekom qui vous annonce qu'ils vont vous dépouiller de 282€ à la fin du mois de juin. 282€. Deux cent huitante deux Euros. Je traduis pour les Français : Deux-cents-quatre-vingts-deux Euros. Alors qu'on est a la moitié du mois et que vous n'avez pas allumé la télévision une seule fois, que vous n'utilisez pas la ligne téléphonique sinon seulement le Wifi qui est - supposé - être illimité. WTF ? Bâtard, tu es. Tu l'étais et tu le restes.

C'est le genre de jour, où alors que votre compteur de sommeil est désormais dans le négatif, vous attend sournoisement sur votre bureau une pile (montagne rendrait plus dignement hommage à sa hauteur de cette dernière) de feuilles noircies de gribouillis et pseudo-explications se référant à de l'économie. En allemand. Ca vous donne envie de pleurer ? Moi aussi.

C'est le genre de jour où il fait 3069 degrés à l'ombre mais que le point d'eau le plus proche autre que votre douche et votre robinet est la fontaine de la place du marché. En somme même si vous arrivez à vous convaincre de vous attablez a votre bureau pour affronter Erfahrungskurveneffekt, Rechte von freelancern et autres Aktien Gesellschaften , votre cerveau est deja en phase de décomposition thermique.Vous aurez au moins essayé. Dommage.



Enfin, c'est le genre de jour qu'on se réjouit de voir prendre fin. 

En espérant que votre journée fut meilleure, TGIF & Bonne nuit




3 commentaires:

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  3. Cet article m'a fait rire. Parce que je me reconnais bien dans ce genre d'enchaînement de galères... toute la sainte journée. Le genre de jour où tout est contre moi et, qu'en plus, ça n'tombe pas que les vendredis 13. Je me hais aussi quand je me plains même si ça arrive sûrement beaucoup trop souvent.

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