Les dessous et arnaques de l'aéroport

  L A  ∗ C O M E D I E  ∗  U R B A I N E   

Dimanche, 29 septembre 2013


A priori je n’avais rien contre les aéroports. A priori. Je dirais même que je les aimais bien. Synonyme de vacances, c’était aussi l’occasion de soudoyer mes géniteurs pour qu’ils m’offrent une Swatch (Ben oui, la FlickFlack n’étant pas résistante à l’eau… Oups !). Et puis ce qui me plaisait, c’était que quelque soit notre nationalité, notre religion, notre langue, notre mono-sourcil, notre chemise hawaïenne et nos sandales de Jésus avec chaussettes, on était TOUS dans la même merde. Comme si une sorte de solidarité nous unissait les uns les autres face aux arnaques des compagnies aériennes, aux diaboliques employés des aéroports, aux misères du surpoids des bagages, aux machiavéliques tentatives de nous séparer de notre shampoings Kerastase à 50€ la bouteille (101ml), aux galères des valises perdues, aux retards des vols et à ceux qui n’arrivent jamais. Bref, c’était un lieu où persistait encore un peu de fraternité. Amen.

Et puis comme récemment j’ai eu la chance de faire de l’aéroport ma résidence secondaire à coup de 8 heures d’escale entre chaque destination, j’ai pu voir le verso du cookie enfin le revers de la médaille. En exclusivité pour vous,  les dessous et arnaques de l’aéroport (même la salle à langer n’a plus de secrets pour moi !)



L’aéroport ou la sangsue financière

Détrompez-vous, j’ai habité en Suisse, j’eus – jadis - l’habitude de payer un jus Michel 4.50 CHF (soit 3.70€) mais lorsqu’on m’a vendu un Actimel d’à peine 2 décilitres 2.20€, j’ai failli défaillir. Non mais allô quoi, on n’est pas en train de parler de l’élixir de jouvence ni de larmes licornes donc. C’est du lait. Du lait sucré. Et si, hélas, l’idée de manger sainement s’empare de vous, préparez-vous à dégainer la Platinum. A 3.06 $ la pomme (en plastique) et l’orange (aussi juteuse que le Sahara, Miam !), autant dire que les adeptes du healthyfood vont voir leur compte en banque contracter une sévère hémorragie. On n’entamera pas la question de la fraîcheur des salades parce que bon, on est dans un aéroport quand même. (Non mais tu t’es crue au marché ou quoi ?).




Dans tous les cas, ils profitent du fait qu’on soit séquestré et qu’on ait rien d’autre à faire que de s’empiffrer de leurs pains au chocolat qui suintent le gras sur leur serviette en papier ou de se remplir la panse de chips tellement salées que vos lèvres font ensuite concurrence au désert de Gobi niveau humidité (et en plus le paquet est toujours à moitié vide moitié plein). Et à 2€ la bouteille de deux décilitres, ça fait cher l’oasis.


. . . Ou comment s'occuper dans un aéroport


Et comme si on ne dépensait pas assez d’argent (ou comment passer pour la radine de service :)), est-ce que vous avez déjà remarqué que TOUT est payant. (Non mais tu croyais, que tout était gratuit ? Ô Désillusion, suis-je naïve ?). Enfin, j’entends, personnellement, ca me SIDERE qu’on doive payer pour un CHARIOT (dédicace à l’aéroport de Madrid). Comme si on galérait pas déjà assez avec toutes nos bagages notre minuscule valise bien légère contenant un seul T-shirt et une paire de short (Grosmensonge.com), qu’il faut encore entreprendre une fouille archéologique dans son porte-monnaie pour une pièce de 1€ alors qu’on a que des centimes de dollars. La vie, des fois, c’est pas cool.

La feinte machiavélique du Wi-Fi

Et ne parlons pas du Wi-Fi, parce que là encore ils ont cru qu’on avait gagné l’Euromillion (Un jour, peut-être *_*). Une fois le pied posé dans l’enceinte de l’aéroport, on a tous le même réflexe (pauvres addictes de la technologie que nous sommes) : checker s’il y a un réseau à squatter qui ne requiert aucun mot de passe. Suspense. Oui ! Oh joie ! Suite à cette bonne superbe supercalifragilisdiexpialidocious nouvelle, ouragan, tremblement de terre, attentat, peu importe, avec la connexion, vous êtes soudainement d’accord de prolonger votre séjour à l’aéroport jusqu’à la fin des temps. Happy ending.





Ou pas.



Là dedans réside tout le sadisme de l’équipe IT de l’aéroport. Puisque lorsque vous croyez avoir connecté votre cher et tendre Smartphone au réseau, minutes durant lesquelles votre chakra flirte avec le Nirvana (cf. image ci-dessus), s’ouvre alors la diabolique page Safari en vous proposant :


  •     15 minutes de Wi-Fi gratuit (Quelle générosité ! Vu la lenteur de leur connexion, c’est le temps qu’il vous faut pour que vos données d’utilisateur soient enregistrées !)

  •       1 heure de Wi-Fi pour la modique somme de 9€
  •       24 heures de Wi-Fi pour la somme de *****.**€ (Prix censuré)


C’est ce qu’on appelle, l’ascenseur émotif, vous passez en l’espace de quelques secondes de la joie suprême, à une frustration sans nom. Les salauds. Et si on se faisait un Donut pour se consoler ?

Mais on nous la fait pas à nous hein. On est pas la génération Y pour rien ;-) Ils voulaient qu’on s’emmerde tellement entre leurs quatre murs qu’on se rue sur leurs bretzels tellement salés qu’une limace se décomposerait rien qu’en les effleurant, autrement dit qu’on compense notre ennui par la consommation de leurs produits ?




Hééé ben non ! Nous fûmes assez malins pour installer l’intégral de la saison de Pretty Little Liars sur notre précieux. Sortez le pop-corn.

La quête de la prise chimérique

Toutefois, arrive le moment fatidique (celui où tu allais découvrir que A était enfaite Ezra. Oops j’ai rien dit) où la batterie de ton ordinateur crie à l’agonie et t’annonce qu’un RCP électronique est nécessaire dans les 12 minutes qui suivent. Urgence. Une prise. Et vite. Avez-vous déjà trouvé une prise dans un aéroport ? Et bien moi non plus. Vous sillonnez donc les vastes étendues, retournez le Duty Free , investiguez les endroits les plus improbables qui pourraient cacher une prise (Euh vous avez dit les toilettes ?). Et puis finalement, vous débranchez celle du panneau de pub parce que bon hein, savoir que les sandwichs coûtent 9.50€ c’est bien joli (mais joliment cher surtout) mais on aimerait bien savoir si A c’est vraiment Ezra.


Airport by night ou le royaume de l’obscure

Ne pas se sentir en sécurité dans un aéroport c’est un peu comme ne pas être constipé après s’être enfilé six bananes à la suite, c’est impossible. On croise des agents de sécurité comme on croise le logo McDonald à Manhattan (soit tous les dix mètres). Et puis, ça grouille de monde comme un jour de soldes chez Zara. Vous êtes donc convaincu(e) que rien ne peut vous arriver. Jusqu’à vingt-trois heures. Une fois cette heure passée, les commerces les plus tardifs ferment, les lumières s’éteignent transformant les couloirs lumineux en tronçons sombres où on préférerait ne pas se promener par peur de croiser le croque-mitaine des aéroports, le lieu se vide jusqu’à devenir un lugubre hangar dont les recoins les plus insalubres abritent de voyageurs en mode SDF d’une nuit somnolant sur leur sac à dos. Et sans aucune explication rationnelle trouvée à ce jour, les individus s’y trouvant deviennent à leur tour très… étranges. Et vous, vous devez y passez la nuit. Seul. Bonne nuit les petits.


Enfin heureusement, que vous ayez été victime d’une scandaleuse arnaque à la cafèt’, d’un retard d’avion, du cruel piège Wi-Fi des informaticiens, de la triste désillusion qu’il n’existe pas de prise dans un aéroport (ou alors qu’elles sont invisibles), tous ces malheurs de l’aéroport sont alors éclipsés par un seul et unique événement de votre tumultueux périple, j’ai nommé, la vue de votre valise sur le tapis roulant. Soulagement. Libération. Quiétude. Paix. Sérénité. L'aventure peut commencer !




Empire State of food

   B O R N  ∗  T O  ∗   E A T   

Jeudi, 19 septembre 2013

Comme vous ne le savez certainement pas, au cours de mon périple autour du monde (Appelle-moi Bertrand Piccard) j'ai eu l'occasion de faire un crochet par New York aka Gotham City. Accompagnée de mon creepily deformed New Yorker from the Upper East Side, rencontré en Espagne, j'ai donc croqué la Grande Pomme à pleines dents... Plus au sens propre qu'au figuré !


PB Açai & le jus de fruits frais Daily Detox chez Juice Generation 


Dans la catégorie "Meilleur petit-déjeuner" j'appelle, les pancakes aux myrtilles de chez Clinton St. Baking Co. La légende veut qu'on y savoure "the best pancakes downtown", après presque une heure de queue avant l'ouverture... La bouche encore pleine, je ne pouvais que CONFIRMER ! 



Grâce à Ippudo, ma panse qui résumait la cuisine japonaise aux Sushis, a eu la chance et l'honneur de combler ses lacunes culinaires en se délectant de ce délice dont j'ai oublié le nom mais que j'ai aléatoirement surnommé les hamburgers japonais.




 On ne va pas à Paris sans voir la Tour Eiffel comme on ne rentre pas des States sans avoir mangé un Burger. Pour ce faire, JG Melon a su satisfaire nos papilles ! Notez comme la nappe est mignonne.



Avis aux amateurs de nourriture (Présente !), aux estomacs sur pattes (Présente !), aux ventres sans fond (Euuuh présente ?), n'attendez pas de mourir pour atteindre le Nirvana, allez à Smorgasburg, aka Brooklyn Flea Food Market. De la nourriture. Partout. Autour. De. Vous. J'ai l'eau à la bouche en repensant à ce Palenque aux crevettes...




Et pour moi qui suis tombé CRAZY IN LOVE du Mexique et de sa cuisine, un passage chez Maya s'imposait. Histoire d'ouvrir les festivités, Guacamole et Margarita, pour ensuite enchaîner avec Mole Poblano accompagné de son boeuf délicieusement grillé. Décès immédiat.




A défaut de la NYC Fashion Week, j'aurais au moins au droit à la NYC Restaurant Week. Le principe est simple, durant 20 jours un certain nombre de restaurants (Pas des Fast-Food svp, qu'on s'entende bien hein !) vous proposent un menu de 3 plats pour 25$ à midi et 35$ le soir. Là, je touchais plus par terre. Merci au Bar Italia pour le carpaccio de betterave aux asperges et à la mozza, les pasta au homard et la crêpe au Nutella. Pas de Tiramisú - Hélas, ô déception - mais bon on on leur pardonne, c'était du Nutella quand même.








 Les macarons La Durée ne sont plus à présenter mais on s'arrête volontiers au 864 de la Madison Avenue ne serait-ce que pour se délecter de l'accent français du vendeur !





MAKE IT HOME

 I N S P I R A T I O N  ∗  I S  ∗  A N  ∗  E G G 

Mardi, 10 septembre 2013


Tomorrow is THE BIG DAY ! I am leaving my dear country to settle in Germany. I am so FREAKING HAPPY to design a new home from scratch ! Below some ideas I picked on Pinterest during my random research during sleepless nights.